Baye Ndiaye libère sa colère

Collaborateur de Luc Nicolaï pour l’organisation du combat royal entre Modou Lô et Ama Baldé, Baye Ndiaye avait du mal à cacher sa colère, samedi, sur le plateau de la TFM, après le constat de l’absence du Pikinois pour le face-à-face.

Ainsi, le patron d’Albourakh Evants n’a pas retenu le fonds de sa pensée. « Il faut que le CNG prenne une décision contre les lutteurs. Ce sont ces retards et absences qui détruisent la lutte et son image. Et cela décourage également beaucoup d’investisseurs. Pour un rendez-vous à l’ambassade ou à l’aéroport, les lutteurs se présentent des heures avant. Mais quand il s’agit de face-à-face, ils se permettent de s’absenter ou de venir en retard. C’est un manque de respect qu’Ama Baldé vient de montrer. Cette absence d’Ama Baldé est inacceptable. La lutte n’est pas un jeu. Ce sont des millions qui y sont investis. Les gens, autour des lutteurs, doivent avoir le courage de dire la vérité à leur champion » se désole le jeune frère d’Aziz Ndiaye. Pour Baye Ndiaye, la lutte est arrivée à un niveau ou les acteurs doivent se professionnaliser. « Les lutteurs doivent être professionnels. J’ai vécu une pareille situation avec Modou Lô en 2013, lors de son combat contre Eumeu Sène. Nous devions faire une signature de contrat à Paris. Un malentendu s’est produit. Et Modou Lô n’avait pas fait le déplacement à Paris. Mais après explication, il a décidé de prendre l’avion pour se rendre en France. Il a quitté le Sénégal le vendredi et est arrivé à Paris, vers 12h, alors que le face-à-face était prévu, le même jour, à 20h, pour témoigner son professionnalisme. J’avais également vécu la même situation avec Balla Gaye 2, lors de son combat contre Yékini. Nous devions faire un face-à-face à Thiès. Sur la route, à hauteur du Poste Thiaroye, la roue de la voiture s’est éclatée. Tout le monde voulait que nous nous rebroussions, mais j’ai insisté pour continuer la route. Plus tard, à hauteur de Diamniadio, le pneu s’est encore éclaté. Malgré cela, nous avons continué. À notre arrivée à Thiès, nous avons croisé Yékini qui quittait la ville. Pour dire que les proches des lutteurs doivent aussi les aider à respecter leurs engagements », a-t-il ajouté.

Laisser une réponse

Votre adresse électronique ne sera pas publiée.