Keba Kante charge le CNG et choisit Malick comme successeur de Bira Sène

Toujours égale à lui-même, Kéba Kanté, dans un entretien avec Lutte TV, est revenu à la charge pour tirer sur le CNG. L’ancien président de l’écurie Ressortissant de Fatick estime que Bira Sène doit céder son poste au profit de Malick Ngom qu’il souhaite voir à la tête du comité de gestion de la lutte.           

« Rien n’a changé parce que Bira est la photocopie de Alioune Sarr »

« Mon amour et ma passion pour la lutte ne cesseront jamais. C’est ce qui m’avait motivé à postuler pour diriger le CNG en 2020-2021. Mon grand-père Alioune Sarr était le président du CNG. Et j’étais convaincu qu’il devait céder la place. J’avais dit que tant que le monde de la lutte n’élit pas son président rien ne changera. Après Alioune Sarr, Bira Sène a été nommé. C’est pourquoi, rien n’a changé. C’est plutôt de la continuité. Bira Sène est la photocopie de Alioune Sarr. Bira Sène est plus accessible que Alioune Sarr certes, mais c’est le même système qui continue. Les changements qu’il a apportés lui ont été obligés par des événements. Ce ne sont pas des réformes majeures dont je parlais. Il a diminué le prix des licences avant de les ramener aux coûts initiaux. Après sa nomination, j’avais constaté que rien n’avait changé. C’est pourquoi j’avais fait cette conférence de presse mémorable. C’est à la suite de cette sortie médiatique que les acteurs de la lutte ont été reçus au Palais, Matar Ba a été démis de ses fonctions, les sanctions financières ont été aussi diminuées. J’ai combattu lorsque la lutte avait besoin de moi. »

« La lutte a besoin de réformes majeures »

« Le bilan de Bira Sène, après quatre ans, à la tête du CNG est assimilable à celui de Alioune Sarr. Les changements que nous attendions ne sont toujours pas arrivés. Les cachets des lutteurs sont toujours dérisoires. Le CNG peut réglementer les cachets en fixant un prix minimum supérieur à 100.000 F CFA. La lutte a besoin de réformes majeures. Les cachets, l’organisation, la décentralisation des combats dans les régions, tout doit être revu. Pour une professionnalisation de la lutte, il faudra un accompagnement de la lutte simple, de la lutte olympique et la lutte avec frappe. Les Associations de lutte notamment l’Association des responsables des écuries et écoles de lutte du Sénégal (AREELS) doivent être impliqués pour le développement de notre discipline. »

« Je porte mon choix sur Malick Ngom pour diriger le CNG»

« Je ne suis pas candidat pour occuper le poste du CNG. Mais je soutiens Malick Ngom. J’ai porté mon choix sur Malick parce que j’ai analysé les profils des candidats déclarés. Il est le seul à répondre à mes critères. Il maîtrise les formes de lutte que nous pratiquons : la lutte avec frappe, la lutte simple et la lutte olympique. Il maîtrise le règlement. Il connaît la lutte. Il a une bonne relation avec les acteurs de la lutte. Il connaît l’organisation de la lutte. Si nous voulons quelqu’un pour développer ces trois formes de lutte, il faut mettre celui qui maîtrise les trois formes de lutte. En 2021, si j’étais président du CNG, j’avais prévu de nommer Malick Ngom chargé de la lutte avec frappe ou la lutte simple parce que j’en avais échangé avec à l’époque. Je suis convaincu qu’il est le meilleur profil. Si c’était une élection, Malick allait passer avec 96%. »

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