Seul à vouloir la fédération de lutte parmi les gens qui ont pris la parole lors de l’Assemblée générale du CNG, à l’arène nationale, mercredi passé, Mamadou Falilou Diop, secrétaire général de l’école de lutte Sakku Xam Xam de Birahim Ndiaye ne veut plus parler du CNG. Pour lui, les temps des comités de gestion sont révolus. Ainsi, la lutte, estime-t-il, doit aller vers une fédération pour que les acteurs choisissent librement leur président. C’est dans ce cadre qu’il a voulu s’entretenir avec RECORD.
Dans cet entretien, Mamadou Falilou Diop sollicite un audit des comptes du CNG, il dénonce l’absence de relais entre le CNG et les écuries de lutte. Le SG de Saku Xam Xam estime que Bira Sène a les capacités de diriger la fédération si celle-ci venait d’être mise en place.
« L’Etat qui subventionne doit auditer les comptes du CNG »
« D’abord, je tiens à féliciter le Bureau sortant de l’avoir convoqué. Mais donner une appréciation alors qu’aucun document n’est à notre disposition ne peut être qu’un exercice difficile. Mais comme impaire, il faut d’abord souligner la non-convocation formelle des acteurs principaux que sont les écoles et écuries de lutte. Aussi la non-transmission des rapports, même après l’Assemblée générale (ne serait-ce que pour leur information). Vous avez pu aussi remarquer l’absence de tous les lutteurs VIP qui d’habitude assistaient aux Assemblées Générales. Ce qui démontre le peu de considération pour les acteurs de base. Et plus grave un manque de transparence surtout sur le rapport financier qu’aucune personne ou organe n’a vérifié. L’Etat qui subventionne doit procéder à l’audit des comptes du CNG. »
« La direction administrative n’a pas été le relais entre le CNG et les écoles et écuries »
« Un regard furtif sur les chiffres permet de voir qu’en réalité le résultat d’exploitation n’est que de 8 millions (si l’on déduit le report positif de 11 millions du Docteur Alioune Sarr). Alors qu’il y a plus de licenciés, plus de galas, plus de sanctions financières ! Si certaines commissions (organisation et juridique) ont donné satisfaction, force est de reconnaître que la direction administrative n’a pas été le relais entre le CNG et les écoles et écuries de lutte. Aucun procès-verbal des réunions des organes ne leur a été transmis. La plupart ignorent même la sortie du dernier arrêté prorogeant le mandat du CNG. Cette direction stratégique doit être structurée et dotée de personnel suffisant. »
« Les causes des échecs des premières fédérations peuvent être évitées »
« Des fédérations ont existé de 1959 à 1969 (10 ans), puis de 1971 à 1977 (6 ans). Un CNG doit être passager. De manière constante, le but de prorogation des mandats vise le retour à une fédération (voire les arrêtés de nomination et de reconduction depuis le président Alioune Sarr). Mais voilà que celui-ci dure depuis 1994. Les causes des échecs des premières fédérations peuvent être évitées avec les nouvelles autorités à la tête de ce pays. Pour cette fois, des textes fondateurs ont été validés par l’actuel bureau et déposés au ministère des Sports. »
« Bira Sène a le profil et les valeurs pour diriger la fédération »
« J’invite les nouvelles autorités notamment la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Mme Khady Diène Gaye à faire sienne le slogan Jub, Jubeul Jubanti pour un retour à la normale et à transmettre les avant-projets de texte aux différents acteurs qui doivent les adopter. Si les délais sont courts pour la tenue de l’assemblée générale extraordinaire d’adoption, elles peuvent nommer une autre personne (autre que Monsieur Ibrahima Sène dit Bira qui a déjà fait 2 mandats 2020/2024) pour un délai raisonnable au terme duquel une fédération démocratiquement élue serait mise sur pied. Le président Bira Sène, issu du mouvement démocratique navétane (pour qui j’ai beaucoup d’estime), doit aller chercher le suffrage des acteurs de la lutte. Il a le profil et les valeurs pour diriger la future fédération. Pour son calme, sa modération et le vécu qu’il a déjà, je lui assure mon soutien total. »

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