Chez les acteurs de la lutte sans frappe, noter deux galas le même jour à Dakar n’est pas une première. Des dizaines de fois, l’arène Adrien Senghor de Grand Yoff et le terrain Gaal Gui de Grand Yoff ont abrité des mbappat en même temps. Donc, voir Gaal Gui et l’arène nationale se produire le même jour ne devrait pas poser problème. Pourtant, c’est le cas, les deux galas créent beaucoup de tension entre le CNG et certaines associations de la lutte sans frappe, qui se liguent derrière Mbaye Kalom. Ainsi, ils ont tenu un point de presse, hier, au terrain Gaal Gui.
Un point de presse convoqué par le promoteur, Mbaye Kalom, qui s’estime lésé par le CNG. Pour lui, il a été le premier à choisir cette date avant même l’annonce du report des élections. Rien que pour cela, le CNG devait lui céder cette journée exclusivement, soutient-t-il. Ce face-à-face avec la presse s’est fait devant une dizaine de personnes. Lors de leur allocution, ces gens demandent au boycott du gala du CNG. C’est le cas d’Ousmane Ndour, promoteur et amateur. Pour lui, « aller à l’arène nationale ce dimanche au détriment du terrain Gaal Gui, c’est soutenir l’injustice ». Abdoul Wahal abonde dans le même sens. Ce dernier parle de « trahison de la lutte sans frappe » à ceux qui iront dimanche à l’arène nationale. Des propos tenus devant Doudou Faye, président ANALS, Saliou Diouf, président AMALDA, Souleye Sagne, promoteur, Ablaye Diom, président de la commission de distribution des dates à l’arène Adrien Senghor. Ce dernier, lors de sa prise de parole, a confirmé que Mbaye Kalom avait réservé cette date du 25 février depuis le 5 août passé. Il faut préciser que le fait de réserver une date ne te donne pas forcément le droit de propriété aux yeux du CNG. Devant le CNG, il faut déposer, à temps, sa mise et tous les papiers nécessaires pour pouvoir disposer d’une date. Mbaye Kalom a-t-il fait cela, Bira Sène répondra.

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