Absence d’Ama Baldé lors du face-à-face : le CNG pas habilité à sanctionner le lutteur

Ama Baldé n’a rien à craindre du CNG après son absence du face-à-face du samedi dernier. C’est en tout cas, l’avis d’Alioune Gueye. La 2ème personnalité de l’association des managers estime que le CNG n’est pas habilité à sanctionner un lutteur qui n’honore pas son contrat de sponsor.

Les choses semblent plus compliquées qu’il en est l’air. Samedi dernier, après l’absence d’Ama Baldé au face-à-face, le 1e vice-président du CNG, Meissa Ndiaye avait pris la parole pour annoncer les sanctions qu’encouraient le lutteur. « Une suspension de 6 mois au moins ou une rétention de 50% sur son cachet », étaient les sanctions qui pesaient sur le dos d’Ama Baldé, avait indiqué le bras droit de Bira Sène. Seulement, ces propos ne font pas l’unanimité chez les managers qui estiment que le CNG n’a aucun pouvoir pour sanctionner un lutteur qui refuse de se présenter lors d’un face-à-face. Parce que tout simplement, le contrat de sponsoring, qui définit le nombre de face-à-face à tenir, se fait à l’abri des regards de Bira Sène et son équipe. Max Mbargane est le premier manager à réfuter les propos de Meissa Ndiaye. Pour en avoir le cœur net, nous avons approché Alioune Gueye, le vice-président de l’association des managers. Ce dernier abonde dans le même sens que Max Mbargane. « Par exemple, un promoteur peut proposer un manager un cachet de 30 millions et ensemble, ils décident de déclarer 10 millions au CNG. Et les 20 millions qui restent constitueront le contrat de sponsoring. Et c’est sur ce cachet de 20 millions que seront déterminés le nombre de face-à-face. Et le CNG n’est nullement concerné parce que cela se fait à l’abri de leur regard. Le CNG sollicite depuis toujours les promoteurs de donner les termes de leur contrat de sponsor pour pouvoir les défendre en cas de problème, mais les promoteurs ne répondent pas à cette sollicitation », a expliqué le manager de Bombardier.

« Lors des face-à-face, le CNG ne joue que le rôle d’arbitre, pas plus »

Malgré la déclaration de Meissa Ndiaye, Alioune Gueye estime qu’Ama Baldé n’a rien à craindre. Parce que le CNG ne joue que le rôle de témoin entre le promoteur et le manager, lors d’un face-à-face. « Quand un promoteur souhaite tenir un face-à-face, il convoque les managers et les fait signer un avenant devant le CNG. Mais le CNG joue, ici, le rôle d’arbitre, pas autre chose. Pour le cas d’Ama Baldé, le CNG ne peut pas retenir 50% de son cachet ou le suspendre 6 mois. Parce qu’ils ne savent pas les termes du contrat qui lie Luc Nicolaï et le camp de Pikine. Le CNG était présent lors du face-à-face pour jouer le rôle de l’arbitre », a-t-il poursuivi. Cependant, le manager de Lys Ndiago et Laurent Ndiago approuve l’idée de déposer les contrats de sponsoring au CNG. « Pour que tout rentre dans l’ordre, les contrats de sponsoring doivent aller au CNG. Le CNG n’exige pas le dépôt de l’argent. Ils veulent tout simplement les termes du contrat pour pouvoir statuer en cas de problème », termine le partenaire d’Eric Favre.

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