8 mars : Fatma Dia, Amy Colé et Mame Diarra à l’honneur

Ce vendredi 8 mars est consacré journée internationale de la femme. RECORD reprend le rebond pour rendre un hommage aux femmes reportrices de la lutte. Ainsi, Fatma Dia, Amy Colé Thiandoum et Mame Diarra Diouf ont été rapprochées. Elles reviennent sur l’importance de cette journée, formulent leurs doléances à l’endroit du CNG tout en relevant les difficultés confrontées dans le milieu.

FATMA DIA, REPORTRICE DE KEWEL INFOS

« Le CNG doit dédier un combat aux femmes à chaque le 8 mars »

Fatma Dia n’est plus à présenter dans l’arène. En plus d’être la reportrice de Kewel Infos, le site de Fallou Ndiaye, la jeune dame est, également, la petit- sœur du lutteur Alioune Sèye Jr et le promoteur Ama Dia, une famille qui baigne dans la lutte. Fatma vit bien le 8 mars et elle a une recommandation pour le CNG. Elle veut qu’une journée de lutte soit dédiée aux femmes à cette date.

« Je vis le 8 mars grâce à ma famille et les lutteurs qui m’offrent des cadeaux et des prières à cette occasion. Concernant le CNG, je souhaiterais qu’il dédie un combat aux femmes chaque le 8 mars, rien que pour honorer les femmes qui s’activent dans la lutte. Si le CNG ne peut organiser un combat, il peut quand même organiser une petite fête à l’honneur des dames de l’arène. Concernant mon travail de reportrice dans l’arène, je n’ai aucun problème. Je sais qui je suis. Les lutteurs, ce sont mes amis. Ils m’aiment et m’encouragent. Je n’ai de problème avec personne. Je jouis d’un respect immense auprès des lutteurs. De grands noms de l’arène m’appellent à chaque fois que je fais une interview pour me recadrer, me conseillent pour une meilleure pratique de mon métier. La lutte m’a beaucoup apporté. Elle m’a donné une notoriété, beaucoup de connaissances et des opportunités. Malgré tout, il y a beaucoup de tentations. Mais j’ai reçu une bonne éducation. Et cela me permet de rester dans le droit chemin. J’aime la lutte et je n’ai pas de regret à être dans le milieu. »

AMY COLE THIANDOUM, PUISSANCE TV

« Je gagne ma vie dans l’arène, mais j’aime ce sport avant tout »

Amy Colé Thiandoum. Elle est le couteau suisse. Elle touche à tout. Parente de Malick Thiandoum, cette habitante de Mbour est membre du CRG de Thiès. Elle est aussi la coordonnatrice de Diak’s Productions. C’est elle qui démarche les lutteurs lors de journée de Diak’s. Amy Colé est, également, très proche de Bombardier.

« Je me sens concernée par cette fête du 8 mars. Je fais un métier d’homme. Et je remercie ma mère qui m’a encouragé sur cette voie. Je dédie cette journée à ma mère et mon amie, Matou Diémé. Les difficultés sont nombreuses dans l’arène. Et les femmes confrontent souvent une réticence auprès de certains lutteurs. Au paravent, les femmes n’osaient pas s’approcher des lutteurs qui portaient des gris-gris nocifs à la gente féminine. Mais cette croyance n’est plus d’actualité. Malgré tout, il y a des lutteurs qui fuient quand une femme tente de les approcher. Ma satisfaction dans l’arène est que j’aime ce sport. J’y gagne ma vie certes, mais j’aime la lutte avant tout. C’est ma mère qui me racontait les combats de Mbaye Gueye, Double Less. Ainsi, elle m’a transmis le virus. Ma mère est de Joal, je suis de Mbour, deux villes, essentiellement, lutte. »

MAME DIARRA DIOUF, NDEREP INFOS

« Je pouvais tendre la main, mais j’ai opté de travailler pour gagner ma vie »

Dans la foule des reporters, elle est facilement identifiable, car Mame Diarra Diouf, Nderep TV, a un handicap au niveau de sa jambe. Malgré cela, elle gagne sa vie aux sueurs de son front. Une battante, mais aussi, une vraie guerrière. Elle ne rate jamais l’occasion de défendre ses collègues si ces derniers subissent une injustice dans le cadre de leur travail. Elle ne se laisse pas faire.

« A chaque le 8 mars, le CNG aurait dû réunir toutes les femmes pour leur rendre un hommage. Mais malheureusement, le milieu de la lutte est un peu compliqué. Malgré tout, nous fêtons cette journée comme il se doit. La femme doit être digne. Elle doit croire en sa personne. Je reçois des appels pour me souhaiter une joyeuse fête et cela est très touchant. Comme tout milieu, on confronte des difficultés et des moments de bonheur. J’ai vécu des moments difficiles, mais je suis resté digne. Je pouvais tendre la main (Elle est handicapée moteur). Mais j’ai choisi de gagner ma vie en travaillant. Grâce à la lutte, j’ai eu un homonyme, Jamaïcain m’a fait un grand honneur qui m’a beaucoup surpris. Bamba Faye nous a dédié une journée. Tout cela me conforte dans mon idée que je suis entouré de gens qui m’aiment. Je m’épanouis dans l’arène. Je dis à toutes les femmes, bonne fête. »

Laisser une réponse

Votre adresse électronique ne sera pas publiée.